La prochaine réunion des adhérents / membres de SEM aura lieu
Mardi 7 décembre 2010 à partir de 19H00
au
Café du Pont Neuf
14 rue du Louvre
Paris
Métro du Pont Neuf ou Louvre Rivoli puis à 4 minutes à pied
Le plan cliquez ici
Merci de confirmer impérativement votre présence sur
, le nombre de places étant limitées.
Lors la soirée débat du 18 mai organisée par "Société en Mouvement", Hervé Morin, Président du Nouveau, Serge Lepeltier, Vice-Président du Parti Radical, Jean-Pierre Raffarin, Vice-président de l'UMP, Jean Marie Bockel, Président de La Gauche Moderne, ou encore Jean Arthuis, Président d'Alliance Centriste, Gérard Longuet, Sénateur de la Meuse... se sont engagés à participer à la plateforme de travail "Centre en mouvement" proposée par Gilles de Robien.

Chacun s'est en effet engagé à déléguer un de leur représentant pour s'associer à cette plateforme dont l'objectif est de mener une réflexion commune sur des sujets de sociétés et d'aboutir à des propositions qui reflètent l'esprit, la pensée, et la différence des centristes. "Rassemblons-nous d'abord sur les idées, les valeurs, les propositions !" a ainsi déclaré Gilles de Robien
Lors de cette soirée qui a réunit plus de 350 personnes, de nombreux experts dont le Médiateur de la République Jean Paul Delevoye et des personnalités politiques telles que Valérie Létard, Secrétaire d'Etat, Jean-Christophe Lagarde, Député Maire de Drancy, Charles de Courson, Député de la Marne ou Jean Dionis du Séjour, Député Maire d'Agen...se sont exprimés sur des sujets aussi divers que l'emploi, la dépendance, les retraites...
Retrouvez bientôt les videos des débats.
Faites nous part de votre avis, méthode, suggestions....
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Gilles de Robien vous convie au prochain grand débat de Société en Mouvement, qui se déroulera sur le thème suivant : comment rassembler les centres, et réunira experts et grandes figures du Centre. Merci de vous inscrire à ou au 06 98 24 16 85 Rendez-vous le 18 mai à 19 heures 30 Espace Landowski, 28, avenue André Morizet Boulogne-Billancourt Accès métro Marcel Semblat, ligne 9, bus: ligne 126 et 175 |
GRAND DEBAT : "Porter les valeurs du Centre dans la nouvelle majorité ?", le mercredi 28 novembre à 19h30 au Théâtre de Neuilly. Avec l'intervention de grandes figures : Jean-Louis Borloo, Ministre d'Etat, de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durable, Valérie Létard, Secrétaire d'Etat chargé de la Solidarité, André Santini, Secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, Jean-Marie Bockel, |
Lorsqu'il arrive rue de Grenelle, Gilles de Robien possède déjà une solide expérience parlementaire et gouvernementale. Député de la Somme depuis 1986, maire d'Amiens depuis 1989, vice-président de l'Assemblée nationale de 1993 à 1998, il a notamment signé la loi du 11 juin 1996, qui porte son nom, sur l'aménagement et la réduction du temps de travail. Comme ministre de l'Équipement, des Transports et du Logement, il a décidé l'installation des premiers radars automatiques et créé un dispositif de défiscalisation de l'immobilier locatif.
Nomination surprise
Pourtant, le 31 mai 2005, lorsque Dominique de Villepin lui demande de prendre les rênes de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, le député maire d'Amiens passe par plusieurs sentiments. « C'est un ministère auquel je m'étais peu préparé et dont on m'avait fait une description absolument terrible. A la surprise ont succédé l'appréhension, puis finalement une certaine joie ».
Gilles de Robien en cinq dates
1941 : naissance à Cocquerel, dans la Somme
1989 : élu maire d'Amiens.
2005 : nommé ministre l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
2007 : quitte la rue de Grenelle
2008 : battu aux municipales à Amiens, se retire de la vie politique
Parmi les convictions du nouveau ministre, celle qu'il faut revenir à l'essentiel, moins se disperser et se concentrer sur les fondamentaux, en particulier l'apprentissage du français. « Je me suis inscrit dans la continuité de la loi Fillon, qui définissait un socle minimum de savoirs à maîtriser, auquel je me suis attaché à donner un contenu, en appliquant des méthodes éprouvées et utilisées dans la quasi-totalité des pays. »
Quand il jette un coup d'œil dans le rétroviseur, Gilles de Robien semble relativement satisfait de son bilan. :« J'ai engagé 36 réformes. Certaines ont malheureusement été abandonnées en route, mais il en reste 34 aujourd'hui entrées dans les faits. Il semble notamment que l'on ait un peu progressé pour ce qui est des apprentissages de base ». La mise en place des collèges « Ambition Réussite » figure également en bonne place au rang des fiertés qu'il affiche.
L'échec de la bivalence
En revanche, sa tentative d'imposer la bivalence aux professeurs des collèges se solde par un échec, que Gilles de Robien déplore encore aujourd'hui : « Dans tous les pays d'Europe, les professeurs sont bivalents. Du coup, les élèves passent plus facilement du primaire au secondaire. Ce n'est quand même pas compliqué de connaître le français et une langue étrangère, ou d'enseigner les sciences et les mathématiques ! Cela règlerait également les problèmes d'effectifs, mais les syndicats ne veulent pas entendre parler de bivalence... » Au chapitre des regrets aussi, ne pas avoir eu le temps d'organiser un véritable Grenelle de l'Éducation.
L'ancien ministre, dont le goût pour le dialogue et la concertation est généralement reconnu, conserve d'ailleurs une impression partagée de ses rapports avec les représentants syndicaux :« Je garde un souvenir plaisant et positif des discussions avec eux. Leur expression publique, au sortir de ces séances, était en revanche beaucoup plus désagréable. Il y avait une vraie contradiction entre la qualité du discours tenu pendant les négociations et la posture de principe, souvent hostile, affichée ensuite, qui m'apparaissait parfois comme un acte de déloyauté vis à vis de notre ambition commune. »
« Si on m'appelait... »
Désormais officiellement retiré de la vie politique, il reste passionné par tout ce qui concerne son ancien portefeuille. « La réforme de la formation des enseignants va exactement à l'encontre de ce qu'il faut faire. On n'est pas obligé d'avoir étudié dix ans après le bac pour être un excellent professeur. Mais il faut apprendre à transmettre le savoir, à acquérir de l'autorité sans basculer dans l'autoritarisme... Et puis, nous sommes l'un des pays qui paie le moins bien ses profs. Ce n'est pas bien. En contrepartie, les enseignants doivent assurer davantage de temps d'enseignement et de présence dans l'établissement. »
Finalement, cette plongée dans des dossiers que l'on devine pas tout à fait refermés amène une conclusion inattendue : « Chaque ministre qui passe pense avoir la solution, ajoute des réformes aux réformes, et l'ensemble ne semble pas s'améliorer. C'est décourageant. Mais je ne suis pas découragé. Et je crois que je comprends encore mieux le système depuis que je l'ai quitté. Au point que si l'on me proposait une mission ponctuelle d'un an ou dix-huit mois, je serais partant sans hésiter ! Alors que la première fois, j'y suis allé parce qu'on me l'avait demandé. Mais ce n'est pas un appel... »
Patrick Lallemant